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BONNARD - PEINDRE L'ARCADIE - COGEVAL GUY

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BONNARD  -  PEINDRE L'ARCADIE

BONNARD - PEINDRE L'ARCADIE

COGEVAL GUY
Editeur : Hazan
Collection : Catalogues d'exposition
Date de parution : 18/03/2015

[ean : 9782754108157]

A commander
45.00 €
Résumé
Catalogue officiel de l'exposition « Bonnard. Peindre l'Arcadie » au musée d'Orsay du 16 mars au 19 juillet 2015, suivie de deux autres expositions, du 10 septembre 2015 au 6 janvier 2016 à la Fondation Mapfre à Madrid et du 6 février au 15 mai 2016 à San Francisco, Du Young Museum. Avec soixante et un tableaux dont plusieurs grands formats, vingt-cinq toiles données sous réserve d'usufruit, près de trois cents dessins et deux cent soixante-treize photographies, le musée d'Orsay conserve l'ensemble le plus important de Bonnard. Les expositions parisiennes les plus récentes consacrées à cet artiste dont l'oeuvre est géré par le musée d'Orsay, remontent à 1984 avec la rétrospective qui s'est tenue au musée national d'art moderne puis à la Phillips collection et au Dallas Museum of Art. Une exposition plus modeste lui a été consacrée à la Fondation Maillol en 2000. La dernière a eu lieu en 2006 au Musée d'art moderne de la Ville de Paris montrant surtout des tableaux réalisés après 1900. L'exposition de 2015, Bonnard, peindre l'Arcadie, propose de présenter l'oeuvre dans sa continuité et non divisé en périodes qui sous-entendent l'idée de progrès ou de rupture. Il est frappant, au contraire, de constater combien la légèreté, l'humour, la tendresse, la lumière, la couleur, constituent des constantes chez Bonnard. Son art est intensément ancré dans une modernité transfigurée par le filtre d'autres cultures : le Japon, l'antiquité méditerranéenne. L'artiste aborde ainsi tous les genres et toutes les techniques - peinture, dessin, arts décoratifs, photographie - pour créer un univers à la mesure de son utopie où tous les éléments cohabitent en harmonie. Le parcours de l'exposition mêlant thèmes et chronologie s'articule autour de sept sections. Un nabi très japonnard La première est consacrée à l'influence de l'esthétique japonaise sur Bonnard. La découverte des estampes de l'Ukiyo-e en 1889, à l'occasion d'une exposition à l'Ecole des Beaux-Arts, agit comme un catalyseur sur les recherches du groupe d'amis de l'atelier Julian auquel appartient Bonnard - Denis, Ibels, Piot, Ranson, Roussel, Sérusier, Vuillard, les futurs Nabis. L'influence de la stylisation japonaise est flagrante dans ses premières peintures : contours sinueux, cloisonnement des formes, aplats de couleurs vives, perspective étagée, distorsion des plans, motifs coupés. Elle se fait plus subtile par la suite mais reste toujours présente dans les perspectives aplaties et les espaces saturés de couleurs qui laissent le « bonheur de deviner peu à peu » le sujet (Mallarmé). Intimités Bonnard a centré son oeuvre sur sa propre vie, les êtres et les lieux qui l'entourent. Il peint ses proches dans des situations ordinaires et des attitudes intimes avec une part importante d'interprétation personnelle. Ses observations sont accompagnées d'un brouillage de lignes ondulantes, de motifs décoratifs répétés rythmiquement, d'ombres ou de fumées. Les corps apparaissent parfois coupés ou vus en contrejour. Bonnard privilégie également les cadrages en gros plan qui lui permettent de substituer une vision fragmentaire et séquentielle de la réalité à une narration linéaire. L'intimité qu'il décrit évoque la complexité des relations humaines et des sentiments. A partir de 1907, Bonnard peint de manière obsessionnelle le thème de la toilette et du bain avec sa compagne Marthe (Maria Boursin) comme modèle exclusif. Ses compositions sont des variations sur des positions du corps dans des cadrages inédits et des reflets de miroirs. Une grande attention est portée à l'agencement de la salle de bains permettant parfois d'identifier le lieu. La conception du nu chez Bonnard évolue vers une vision désincarnée où la chair est traitée comme un élément parmi d'autres, un volume captant et réfléchissant la lumière dans un papillotement de couleurs nacrées. Clic clac Kodak Comme ses amis nabis qui pratiquent la photographie parallèlement à la peinture, Bonnard est l'un des praticiens les plus féconds dans ce domaine. Muni de son Pocket Kodak, il réalise des clichés qui lui servent d'aide-mémoire ou de modèles comme l'attestent les nombreux nus posés par Marthe. La simplicité de l'usage de l'appareil lui permet également de prendre des instantanés avec des personnages saisis dans des situations ordinaires. Les cadrages décentrés, les bougés flous témoignent de la spontanéité de ces prises de vue mais également d'un choix esthétique. L'exceptionnelle collection du musée d'Orsay, riche de 273 clichés constitués en majorité de tirages anciens donnés par les descendants de Bonnard, atteste du va-et-vient entre peinture et photographie éclairant le processus créateur de l'artiste au même titre que ses carnets de croquis. Portraits choisis Cette section réunit des portraits de famille et d'amis réalisés dans des intérieurs ou en plein air. Bonnard met en scène ses modèles dans un contexte éclairant leur situation psychologique, familiale ou sociale. La présence d'un animal familier, chien ou chat, forme souvent un contrepoint expressif et humoristique au modèle humain. Avec le temps, ses portraits s'orientent vers une dimension plus décorative mettant l'accent sur le traitement de l'espace, le cadrage, les accessoires, la couleur. Les autoportraits réalisés aux différents âges de sa vie constituent une catégorie à part, ces tableaux n'étaient destinés qu'à lui-même. Ceux de la vieillesse, où le regard angoissé scrute la décrépitude physique, révèlent la pratique d'une introspection sans concession. Le jardin sauvage : Bonnard en Normandie Après son installation en 1907 à Vernonnet, près de Vernon (Eure), Bonnard entame une série de tableaux représentant des vues d'intérieur ouvertes sur l'extérieur par l'intermédiaire d'une fenêtre ou d'une porte-fenêtre. Cet agencement lui permet de juxtaposer dans un même espace le décor modeste de la maison et le foisonnement végétal du jardin à l'arrière-plan, le « jardin sauvage », comme il l'appelait. La galerie qui borde « Ma roulotte » - le pavillon acheté en 1912 où il résidera jusqu'en 1928 - et la terrasse constituent des lieux stratégiques pour ses observations. Leurs lignes droites et surfaces planes s'opposent aux masses colorées du paysage où coule la Seine en contrebas. Bonnard introduit souvent des natures mortes dans ses compositions avec ou sans personnages. Il les peint aussi comme des sujets autonomes : tables servies, paniers de fruits, éléments de vaisselle éclatants de couleurs. Ultra-violet Les paysages de la Côte d'Azur découverts en 1904 déclenchent chez Bonnard un coup des Mille et Une nuits. Cet Éden propice à l'inspiration le pousse à plus d'audace dans sa peinture. Mille et un sujets nouveaux se bousculent devant ses yeux. Sa palette s'intensifie sous l'effet de la force et de la pureté de la lumière. Ses tableaux changent d'échelle. La révélation du Bonheur de vivre de Matisse, exposé au Salon des Indépendants de 1906, lui ouvre la voie d'un lyrisme contrôlé, où la tradition de la pastorale se combine à l'observation de la nature. Alors que Matisse célèbre un bonheur atemporel, Bonnard introduit dans ses toiles le bémol d'une « sensibilité cardinale » (Jean Clair). L'harmonie chaude de ses compositions méditerranéennes se tempère d'une part de violet découlant du jaune solaire. Ce voile d'ombre, halo incertain où filtre la mélancolie, exprime le doute du peintre. A l'heure où l'art opère une révolution radicale de la couleur, Bonnard s'oriente du côté des complémentaires de Signac et du all over décoratif du Monet tardif. Dans les années 1920, il s'est fixé comme objectif de maîtriser « cette couleur qui vous affole », restant à distance des teintes brutales des Fauves de la période de Collioure et de Saint-Tropez. Et in Arcadia ego, les grands décors Renouant avec la peinture décorative de sa jeunesse, Bonnard réalise à partir de 1906 d'importants décors pour ses amis marchands et collectionneurs : Misia Godebska, Gaston et Josse Bernheim-Jeune, Ivan Morosov, Arthur et Hedy Hahnloser, Richard Bühler, un cousin des Hahnloser, George Besson, pour lequel il peint ses ultimes compositions parisiennes. Ces ensembles formés de panneaux juxtaposés, destinés à être vus dans un même espace architectural, répondent à un programme iconographique original comme le triptyque La Méditerranée conçu pour orner le palier de l'escalier principal de la demeure moscovite de Morosov, ou la parabole sur les âges de l'humanité réalisée pour les Bernheim. Ces fantaisies arcadiennes ont souvent pour cadre des paysages méditerranéens à la végétation luxuriante. Les grands décors de Bonnard, où sont associées des visions pastorales, des souvenirs antiques et des scènes contemporaines, affirment l'autonomie de l'espace de la représentation et le libre exercice de la fantaisie du peintre. La peinture de grand format a permis à Bonnard d'intensifier ses recherches sur les vibrations atmosphériques, la couleur et la lumière qui finissent par dominer le sujet. « [Il] a oeuvré vers l'abstrait [....], constate Clement Greenberg en 1947, juste après la mort de l'artiste. C'est cette concentration sur la matière, sur le jus et le sujet qui semblent avoir conduit Bonnard à peindre de plus en plus abstraitement

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